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MacKenzie parti, deux mises en garde lancées contre les troupes US

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les GI's plantés près d'un puits de pétrole en Irak. (Archives)

Le choc est grand : à peine 48 heures après le départ du chef du CentCom, le général Mackenzie d'Irak où il a constaté de visu que les troupes US en sont désormais à se calfeutrer dans leurs bases, boudées qu'elles sont par l'armée irakienne qui depuis le 5 janvier refuse "toute assistance" militaire US, cette même armée surprend : coup sur coup, les forces irakiennes démantèlent un réseau de trafic de daechistes depuis Hassaké en Syrie vers l'Irak tout en arrêtant son chef, puis elles parviennent à mettre la main sur une autre cellule terroriste a Ramadi à al-Anbar. Visiblement l'arrêt de toute coopération avec MacKenzie et ses soldats, soit les principaux sponsors des terroristes de Daech a commencé très rapidement à porter ses fruits. D’où la rage de l'occupation US qui depuis 48 heures et le départ de MacKenzie s'est mise à liquider par pseudo manifestants les forces de sécurité mais aussi certains commandants de la Résistance proche de Sadr. En Irak le piège est refermé sur l'occupation. On parle même d'un départ des GI's en direction de la Jordanie même si l'attaché d'affaires US à Amman a énergiquement rejeté la "rumeur".

Des sources irakiennes ont fait part de l’attaque des éléments présumés contre les forces de sécurité à Bagdad, de l’arrestation de l’individu qui transportait les familles de Daech de la Syrie à la Ninive, ainsi que du démantèlement d’un gang terroriste dans la province d’al-Anbar.

Le Commandement des opérations de Bagdad a annoncé vendredi dans un communiqué qu'un groupe infiltré parmi les rangs des manifestants à Bagdad attaquait les forces de sécurité avec des grenades et des bombes artisanales.

« Deux membres du 1er régiment des forces de sécurité ont été blessés par des grenades lancées parmi les manifestants dans le quartier d’Al-Wathba à Bagdad », dit le communiqué.

Le commandement des opérations de Bagdad précise :  

« Nos forces de sécurité héroïques continuent d'assurer la sécurité et la vie des manifestants lors des manifestations et en ayant de la retenue. Ils n’affrontent pas les manifestants. »

De même, le service des renseignements militaires irakiens a annoncé vendredi l'arrestation d'un homme qui transportait les familles du groupe terroriste de Daech de la Syrie vers la province de Ninive en Irak.

Les forces de renseignement militaire du Commandement des opérations de la province de Ninive, en collaboration avec le régiment des commandos et l'équipe d’identification de ce commandement, ont arrêté un terroriste qui transportait des familles de Daech du camp d'Al-Hol dans la province de Hassaké au sud-est de la Syrie à Ninive et à al-Anbar. Arrêté, il avait utilisé de faux documents pour mener sa mission.

Selon un autre rapport, le service des renseignements militaires irakiens a également annoncé qu’il avait démantelé un gang terroriste dans la ville de Ramadi, dans la province d’al-Anbar.

« Dans cette opération unique menée par les forces irakiennes, la dixième unité de renseignement militaire, en collaboration avec le 1er régiment, lié à la 38e brigade d'infanterie a démantelé un réseau terroriste à Ramadi », dit le communiqué du service des renseignements militaires de l’Irak.

« Figurent parmi les membres de ce groupe, un terroriste chargé de piéger des voitures pour des attentats-suicides ainsi que l'un des tueurs des forces de sécurité tués lors de la libération de la province d’al-Anbar », ajoute le communiqué, indiquant aussi que ces derniers travaillaient aussi à développer une cellule terroriste et qu’ils étaient tous recherchés par la justice irakienne.

La commission de sécurité et de défense du Parlement irakien ayant fait part des pressions exercées par les États-Unis sur le gouvernement pour qu’il persuade le Parlement de revenir sur sa décision d’expulsion des troupes US, des parlementaires irakiens ont proposé l'idée d'une mobilisation nationale en signe de soutien à la Résistance populaire.

Le parlementaire irakien, Kazem al-Sayyadi a appelé à la formation d'un front national contre les États-Unis. Il a affirmé que les courants politiques devaient déterminer leur position envers les occupants du pays.

« Les puissances politiques et nationales doivent former un front uni pour faire face aux ennemis de l’Irak, surtout les États-Unis qui sont en quête de porter atteinte aux Hachd al-Chaabi », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, il a souligné la nécessité de soutenir les forces des Hachd al-Chaabi face à tous les agresseurs étrangers.

 

Al-Sayyadi a précisé :

« Les États-Unis et Daech sont les deux faces d'une même pièce et ceux qui tentent de reconnaître l'occupation américaine, sont en quelque sorte complices avec les Américains pour tuer des Irakiens. 

« Expulser les occupants et combattre Daech est un devoir national et nous, en tant que parlementaires, resterons debout aux côtés des Hachd al-Chaabi et leur apporterons notre soutien politique au sein du Conseil des représentants ».

Il est à noter que l’alliance Saeroun avait précédemment invité des courants politiques, des partis, des ethnies et des disciples de différentes religions à tenir une réunion pour discuter du plan de retrait des forces d'occupation américaines.

L’alliance parlementaire Saeroun a appelé le 5 février tous les groupes politiques et toutes les ethnies du pays d'organiser un grand congrès pour examiner les moyens de réaliser la décision d’expulser les troupes US du territoire irakien.

« Les Irakiens de tout parti ou courant politique, de toute ethnie et de toute religion, devront participer à ce congrès afin d’uniformiser leurs positions au sujet du plan de l’expulsion des forces américaines d’Irak qui a été adopté au Parlement », a déclaré au site d’information Al-Maalomah, un chef de l’alliance Saeroun, Ala al-Rabi’i.

Selon le parlementaire irakien, la tenue de telles discussions accélérera le processus d’expulsion de toutes les forces étrangères dont la présence représente à long terme une menace pour la sécurité et la stabilité de l’Irak.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV